KHANKA de Mira Hamdi

KHANKA de Mira Hamdi

Mira Hamdi aiguise ses mots depuis 2017 dans le cadre de résidences artistiques développées à l’Art Rue. Elle se fait remarquer en 2017 dans l’œuvre de l’artiste Sud Africain Boyzie Cekwana “Tilt Frame”. L’intensité des textes de la slameuse, alors âgée de 24 ans, a frappé le public et l’équipe artistique de l’Art Rue.

En 2018, dans le cadre de son année de résidence, Mira rencontre la poétesse Souad Labbize et travaille avec la comédienne Fatma Ben Saidane et la dramaturge Hildegarde de Vuyt afin d’élargir son univers. L’écriture de Mira Hamdi est une écriture urbaine, rythmée et étourdissante. Le rejet de la réalité handicapante et injuste dessine les textes de cette poétesse de Tunis.

Nolwenn Peterschmitt et Hayet Darwich qui font partie du collectif Crisis l’ont accompagné dans la création d’une forme dont la matière première sont les mots de Amira Hamdi. Les trois jeunes femmes ont construit un univers scénique où le corps et les mots se complètent et se portent mutuellement. Le trio tente “d’éprouver” la poésie et de pousser les limites du réel pour le redéfinir.

Dar Lasram
08 OCT. À 20H00 
09 OCT. À 14H00
DURÉE 45MIN

“0904_2“ installation de Malek Gnaoui

“0904_2“ installation de Malek Gnaoui

0904 est l’abréviation d’une date, celle du 9 Avril, nom donné à une prison construite en 1903 par les Français et démolie sous le régime de Ben Ali, en 2009. Ce bâtiment, décrit comme enfer par ceux qui y ont séjourné, a disparu, emmenant avec lui la mémoire et les histoires de centaines de prisonniers politiques et de prisonniers de droits communs. Le passé inaccessible de cette prison est une privation qui engendre l’oubli et rend les plaies du passé incurables. Au delà de la violence carcérale de ce lieu de non droit, il y avait un quotidien, des règles, une solidarité. Les prisonniers, “déviants” marqués au fer rouge par le pouvoir, furent un alibi continuel pour maintenir l’ordre.

Malek Gnaoui, à travers son installation, reconstitue la mémoire du 9 Avril comme un puzzle. Cherchant les témoignages, les objets, la parole de ceux qui y ont séjourné, il regroupe les fragments pour nous plonger dans “une honte”, qui fut effacée pendant les prémices d’un changement historique. Qu’est ce qui fait tenir un homme en prison? Des lettres, des pensées, des chansons, des outils. Les tâches qu’ils considéraient “féminines” deviennent un savoir faire, la mère devient le salut, le temps une notion lointaine, le sexe une suite de rébus érotiques, et la cellule l’antichambre de la mort et du vieillissement. Malek Gnaoui fait remonter à la surface une partie amputée de la mémoire, et dilate le temps, le déforme, le marque. Si on mesure le temps avec le mouvement, que se passe-t-il quand le mouvement est enchaîné ? Les anciens détenus lutte contre l’immobilité par l’écriture, la couture, le chant, le fantasme, le sexe, le dénie, l’amour, la ruse … 

Le temps, la mémoire et l’organisation, sont les piliers d’une machine carcérale, selon Malek Gnaoui, il les met en forme dans différents procédés et à travers différentes techniques. Ces concepts deviennent alors des outils concrets, des objets qui vivent, des sons qui se libèrent, des pages qui se tournent. Puis arrive une image qu’on perçoit avec le recul: celle d’une micro société organisée par une hiérarchie du crime. 

Malek Gnaoui, depuis 2017, dévoile les petites et les grandes lignes du 9 avril, du micro au macro, du visible à l’invisible, du non-dit au trop dit…

Dans 0904 rien ne se perd tout mute, s’adapte et survie. Surtout la mémoire!

Imprimerie FINZI
08 > 13 OCT. DE 12H00 À 19H00 

AMOUR de Nour Riahi

AMOUR de Nour Riahi

Comme pour chaque édition, les enfants ont une place importante dans la programmation du festival. Ils sont spectateurs mais aussi créateurs et artistes. La voix n’est rien sans les mots qui la dessinent et la projettent au monde. Nour Riahi l’a compris et n’a pas tardé à mettre des mots sur ses maux pour partager avec le monde ses questionnements, ses doutes et ses personnages. 
 
Nour a entamé depuis quelques années un travail d’introspection par l’écriture. Durant la dernière édition de Dream City, en 2017, elle a travaillé avec Laila Soliman sur le projet “Superheroes” qui questionnait la difficulté de survivre dans un environnement hostile et violent. De ce projet est né une graine d’auteure, qui est Nour Riahi aujourd’hui et son monodrame, publié lors de sa sortie de résidence en Mars 2018, “AMOUR”. Son monodrame évoque l’intégrisme religieux, la mort, la liberté de conscience, la vie quotidienne et le rapport des adolescents à la vie, tiraillés entre désir de vivre, quête d’absolu et pesanteur sociale.
 
Dans le cadre du programme de résidences de l’Association l’Art Rue, elle a été accompagnée par la metteur en scène égyptienne Laila Soliman et encadré, pour l’écriture de ce monodrame, par Narjess Ben Ammar. Nour sera présente lors de cette 7éme édition dans une lecture sur les planches du Club Tahar Haddad. 

Club Taher Haddad

09 > 11 OCT. DE 18H30 À 19H00

12 & 13 OCT. DE 14H30 à 15H00

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