Dream City – Weekend 11, 12 & 13 OCT.

Dream City – Weekend 11, 12 & 13 OCT.

Vous venez ce week-end découvrir les œuvres de Dream City et vous avez besoin d’aide. Suivez le guide ! En perspective : du cinéma engagé, des débats citoyens, des installations surprenantes…

Dream City – Weekend 4, 5 & 6 OCT.

Dream City – Weekend 4, 5 & 6 OCT.

Vous venez ce week-end découvrir les œuvres de Dream City et vous avez besoin d’aide. Suivez le guide ! En perspective : du cinéma engagé, des débats citoyens, des installations surprenantes…

Visuel de la 7ème édition

Visuel de la 7ème édition

LI WEI

Le visuel de cette 7ème édition de Dream City rend hommage à l’artiste chinois Li Wei et à sa série Tunisia’s sky réalisé en 2012, lors de la 3ème édition du festival. En effet, lors de ladite édition une grande exposition photographique à ciel ouvert jalonnait les rues de Tunis et Sfax sur le thème ‘‘Libres corps en espace public’’. Une invitation spéciale avait été lancée à 4 photographes venus de Tunisie (Mouna Karray), de Chine (Li Wei), d’Iran (Kourosh Adim) et de République Démocratique du Congo (Kiripi Katembo). C’est dans ce cadre que la rencontre entre le photographe chinois Li Wei et le festival Dream City a eu lieu.

Mais pourquoi rependre 7 ans plus tard cette série de photos ? Parce que dans les espaces où règnent codes, règles, interdits et convenances, l’individu s’agrège à un tout docile. Il évolue entre les arêtes d’un cadre policé. Il se contient, il se surveille et s’anonyme tel un maillon générique d’une humanité qui bâillonne sa pensée. Or Li Wei en tant qu’artiste a révélé et inventé l’exutoire possible. Il nous interroge : comment, hors de la sphère intime, le corps se fraye-t-il une voie jusqu’à l’échappatoire nécessaire à son esprit ? Comment peut-il exprimer les libertés comprimées, espérées, recherchées, désirées, atteintes ? Par son regard, l’artiste expose le corps en aspiration d’existence, de reconnaissance, d’explosion, dans l’espace dit public. Ce questionnement qui rejoint celui du festival Dream City nous semblait tout à fait à propos en Tunisie en 2019.

 

Biographie

Li Wei est né en1970 dans la campagne de Jingzhou au sein d’une famille agricole, dans la province du Hubei (Chine). Il fut, pendant son enfance, entouré par la nature. À 19 ans, comme des millions d’autres jeunes, Li Wei migre vers Pékin en quête de gloire et de fortune. Il y enseigne la photographie et la vidéo avant de débuter des performances artistiques en 1997.

Les travaux de l’artiste mélange d’une manière incomparable, l’art performance et la photographie. Il travaille depuis les années 2000 sur le corps. Il le déforme, le renverse, le découpe et l’élève. Li Wei capture le mouvement et la posture dans des mises en scène improbables. Il libère ainsi ses personnages en ne leur imposant aucune limite physique, biologique ou artistique. Ses mises en scène sont réalisées sans trucage, Li Wei aime à se détacher du monde.

Edito

Edito

Que sera le nouveau chapitre que la Tunisie entamera après les élections de l’automne 2019 ? Que sera, demain, le rôle et la place des artistes, des structures culturelles, de la société civile et particulièrement des jeunes à Tunis et dans le pays entier ? Sans nous, rien de pertinent et de solide ne se construira. Dream City 2019 sera un temps fort d’imagination, d’engagement et de contestation, sans lesquels un avenir n’est pas possible.

Notre ville et société rêvées : ce ne sont pas des concepts fugitifs, mais des ambitions très concrètes pour l’Art Rue, et tous les artistes et équipes de Dream City. L’édition 2019 se veut à la fois une plateforme de création, un espace humain partagé, et une plaque tournante entre plusieurs territoires et mondes. Des artistes tunisiens, du monde arabe, des continents africain et européen se sont inscrits dans la Médina. Ils donnent voix, corps et forme à cet espace urbain sanctuaire, profond comme l’histoire, large et divers comme le pays entier. Jeunes et adultes, femmes et hommes, croyants et non-croyants, personnes de toutes orientations sexuelles : ils sont là, ils portent ce festival avec les artistes et avec l’Art Rue. A partir du territoire de la Médina de Tunis, dans la durée et avec la réalité locale, les artistes ont fait naître des rhizomes collaboratifs avec le pays entier. Et au-delà : avec Johannesburg, Ramallah, Paris, Marrakech, Kinshasa, New York, Bobo-Dioulasso, Marseille, Beyrouth, Bamako, Athènes, Bagdad ou Bruxelles. Prendre au sérieux un territoire veut dire aussi voir sa dimension et son potentiel cosmopolite, l’ouvrir, le connecter.

Comment reconnaitre les inégalités grandissantes, sauver la planète, vivre des différences, ou simplement, comment faire ville et société ensemble ? Ces questions ont été au cœur de cette édition et de tous les projets des artistes, intellectuels, citoyens et jeunes de Tunis qui font Dream City 2019. Voici ce qu’un parlement devrait être : un espace public et protégé de débat et de conflit quand il le faut. Mais surtout un espace d’écoute, d’échange et de construction d’une vision, d’une cité et d’un avenir démocratiques et partagés. Sans les artistes et sans la culture ce vrai parlement, cette vraie démocratie, ne vivront pas.

Toutes les créations de Dream City ont deux choses en commun : vous les verrez ici pour la première fois, et vous ne les verrez probablement jamais ailleurs. Dream City est un festival de créations contextuelles et uniques, plus que jamais, et pas comme les autres. Les artistes ont été là et seront là, de nouveau et à chaque fois, pendant deux ans. Ce sont elles et eux qui apportent et créent écoute et empathie, transformation et poésie. Nous nous exprimons et nous nous battons pour une Tunisie qui ne se construira pas sans ces valeurs là.

Jan GOOSSENS, Selma & Sofiane OUISSI

Ciné DREAM & Vidéo

Ciné DREAM & Vidéo

STILL RECORDING

SAAED AL BATAL & GHIATH AYOUB

 

En 2011, Saeed la vingtaine, étudiant ingénieur, quitte Damas pour Douma (Ghouta orientale) et participe à la révolution syrienne. Il sera rejoint plus tard par son ami Milad, peintre et sculpteur, alors étudiant aux beaux-arts de Damas. Dans Douma libérée par les rebelles, l’enthousiasme révolutionnaire gagne la jeunesse, puis c’est la guerre et le siège. Pendant plus de quatre ans, Saeed et Milad filment un quotidien rythmé par les bombardements, les enfants qui poussent dans les ruines qu’on graffe, les rires, un sniper qui pense à sa maman, la musique, la mort, la folie, la jeunesse, la débrouille, la vie. Radiographie d’un territoire insoumis, un regard d’une densité exceptionnelle.

L’ÉPOQUE

MATTHIEU BAREYRE

 

Du Paris de l’après-Charlie aux élections présidentielles, une traversée nocturne aux côtés de jeunes qui ne dorment pas : leurs rêves, leurs cauchemars, l’ivresse, la douceur, l’ennui, les larmes, la teuf, le taf, les terrasses, les vitrines, les pavés, les parents, le désir, l’avenir, l’amnésie, 2015, 2016, 2017 : l’époque. 

JUPITER’S DANCE

RENAUD BARRET & FLORENT DE LA TULLAYE

 

“La Danse de Jupiter” est un voyage musical dans le ghetto de Kinshasa à la rencontre de ses innombrables musiciens. Tous nous diront leurs espoirs, leur optimisme sans faille malgré une situation sociale explosive. Parmi eux, Jupiter Bokondji, leader charismatique du groupe Okwess, il est notre guide dans cette mégalopole au bord de l’explosion, jadis capitale de la musique en Afrique. Entre moments musicaux chargés d’émotions et revendications, transpire de Kinshasa une rage de vivre et une incroyable énergie créatrice.

ALSO KNOWN AS A JIHADI

ERIC BAUDELAIRE

L’histoire possible d’un homme, Aziz, racontée à travers les lieux qu’il a traversés : la clinique où il est né à Vitry, les quartiers où il a grandi, son lycée, l’université, le travail, et puis l’envol pour l’Égypte, la Turquie et finalement la route d’Alep, où il a rejoint le Front Al-Nosra, en 2012. Un trajet jalonné par une seconde strate de récit, portée par des extraits d’une archive judiciaire : interrogatoires de police, écoutes téléphoniques, filatures… Des documents, comme les pages d’un scénario, qui se mêlent aux images et aux sons, pour composer un film qui porte moins sur un sujet singulier, Aziz, que sur le paysage architectural, politique, social et judiciaire dans lequel son histoire s’est déroulée.

UN FILM DRAMATIQUE

ERIC BAUDELAIRE

Qu’est-ce qu’on fabrique ensemble ? Cette question, les élèves du groupe cinéma du collège Dora Maar (93) et Eric Baudelaire, qui les a accompagnés pendant quatre ans depuis leur entrée en 6ème, ne cessent de se la poser. Répondre à cette question – politique en ce qu’elle engage les représentations du pouvoir, de la violence sociale et de l’identité – ce sera pour eux partir à la recherche d’une forme qui rende justice à la singularité de chacun d’entre eux, mais aussi à la consistance de leur groupe. Qu’est-ce qu’on fabrique ensemble, si ce n’est ni un documentaire ni une fiction? Un film dramatique peut-être, où se découvrent le travail du temps sur les corps et sur les discours, mais aussi la possibilité pour chacun de parler en son nom en filmant pour les autres, et de devenir avec Baudelaire co-auteurs du film, c’est-à-dire déjà sujets de leur propre vie.

WAITING FOR GIRAFFES

MARCO DE STEFANIS

 

Le rêve du Dr. Sami, vétérinaire en chef de l’unique zoo en Palestine, est de l’élever à un niveau de qualité international afin d’accueillir à nouveau des girafes, perdues lors de la dernière Intifada. Le récit doux-amer d’un combat passionné qui l’amènera à collaborer avec les zoos israéliens pour atteindre son but. 

WHO IS AFRAID OF IDEOLOGY PART I & II

MARWA ARSANIOS

 

Tourné dans les montagnes du Kurdistan début 2017, le film d’Arsanios se concentre principalement sur le mouvement des femmes autonomes kurdes et les structures de ce dernier d’auto-gouvernance et de production de connaissances.

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