13, 14 juin 2020 Holland Festival à Amsterdam

 

24 juin 2020 Aix en Juin, au Festival d’Aix-en-Provence

 

25 et 26 juin 2020 Festival de Marseille

Ce projet du compositeur et trompettiste américano-irakien Amir ElSaffar vise à revivifier la pratique du Stambeli en réunissant un orchestre transnational composé de 13 musiciens originaires du Maghreb, d’Afrique Sub-saharienne, des Etats-Unis et d’Europe.

DESCRIPTION DE L’ŒUVRE

L’intention au cœur de cette création est de revivifier, de manière temporaire, la pratique du Stambeli dans les rues de la médina de Tunis à l’occasion de l’édition 2019 du festival Dream City et d’amener, par la suite ce rituel dans les rues du reste du monde. Ce projet rassemble 12 musiciens originaires de Tunisie, du Mali et d’autres pays du continent, rejoint par Amir ElSaffar à la trompette. De ces différents héritages émerge un langage musical commun mais aussi des pratiques rituelles transversales. TRANSE est aussi une exploration de la page de l’histoire humaine qu’est l’esclavage et des dynamiques inégales du pouvoir. A travers une pratique ritualiste collective ouverte à la participation et à l’intégration, TRANSE se veut être un espace privilégié d’interactions significatives entre les peuples, les croyances, les histoires et les esthétiques de l’Afrique sub-saharienne et de l’Afrique du Nord, créant ainsi les conditions propices à une guérison collective et la reconstitution de liens perdus.

CREDITS

TRANSE, création d’Amir ElSaffar
Musiciens Salah el Ouerghli, Yahya Chouchen, Aly Keita, Yacouba Sissoko, Sidy Koumare (distribution en cours)
Mentor/Consultant
Salah el Ouerghli

Production Dream City / L’Art Rue
Coproduction Festival de Marseille
Avec le soutien Fondation DOEN, l’Ambassade des Etats-Unis en Tunisie, Ministère des affaires culturelles, Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) – Ambassade de Suisse – Division Coopération Internationale (DCI)

BIOS

Amir ElSaffar

Trompettiste, compositeur, joueur de santour et vocaliste, Amir ElSaffar a été décrit comme « exceptionnellement apte à concilier le jazz et la musique arabe » (The Wire) et comme « l’une des figures les plus prometteuses du jazz d’aujourd’hui » (Chicago Tribune). Récipiendaire du Doris Duke Performing Artist Award et de l’United States Artists Fellowship, ElSaffar est un trompettiste chevronné issu du monde classique mais maitrisant parfaitement la langue du jazz contemporain, tout en créant des techniques pour jouer des micro-intervalles et une ornementation typique de la musique arabe et qui ne sont pas, généralement, familiers de la trompette. En tant que compositeur, ElSaffar a créé un langage microtonal harmonique unique qui combine la sensibilité de différentes traditions musicales en une vision musicale singulière. ElSaffar a sorti sept albums acclamés par la critique et conduit cinq ensembles dont 17-piece Rivers of Sound Orchestra.

Salah EL OUERGHLI

Salah el-Ouerghli est né en face de Dar Barnou, dernière «maison communautaire» de Tunis qui accueillait autrefois les anciens esclaves et les migrants originaires d’Afrique noire. Cette proximité et la curiosité qu’exerce sur le jeune enfant le va-et-vient de personnages à la fois inquiétants et fascinants, le pousseront à franchir le seuil de cette maison et à entrer dans le monde du stambeli. Il est tout d’abord simple spectateur, puis acteur dans le secret de sa chambre où il tente inlassablement de reproduire sur un petit gombri de sa fabrication les séquences mélodiques entendues auparavant à Dar Barnou. Les paroles, il les apprendra plus tard lorsque Abdel Majid Mihoub le prendra en apprentissage. En cachette de son maître, qui jalouse son protégé, il fréquente également d’autres maîtres du stambeli qui lui content de temps en temps le gombri, à la fois amusés et étonnés des capacités du jeune garçon. Plutôt que d’aller courir derrière un ballon comme les enfants de son âge, il préfère rester écouter des jours et des nuits durant les histoires que racontent les aînés, musiciens ou simples adeptes, emmagasinant ainsi un savoir inestimable. Peu à peu, Salah prend sa place au sein de la communauté et se voit baptisé du titre prestigieux de yenna (maître) par ses aînés. Après la disparition de Abdel Majid Mihoub, et bien qu’il subsiste encore une poignée de joueurs de gombri à Tunis, il est aujourd’hui l’unique représentant de ce savoir à la fois musical, culturel et spirituel.

Yahya CHOUCHEN

Yahya CHOUCHEN est musicien de Banga et le fils de de Hassan Chouchen, Grand Mâalem de Banga de Tozeur. Le Banga fait partie de la famille musicale du Stambeli mais possède son propre répertoire et ses spécificités notamment à travers ses chorégraphies et l’utilisation du tabla. Yahya a récemment fait partie du projet Ifriqiyya Electrique de François Cambuzat qui a tourné en Tunisie et en Europe.

Aly KEITA

Aly Keïta est un virtuose du balafon. Originaire de Côte d’Ivoire et du Mali, il a été initié à la musique et au balafon par son père. Dès son plus jeune âge, il fabrique lui-même ses balafons qu’il adapte au fur et à mesure de ses expériences professionnelles ce qui donne à ses instruments des sonorités uniques. Sa maîtrise exceptionnelle de l’instrument transforme ses spectacles en évènements inoubliables. Aly Keïta a grandi au milieu d’instruments traditionnels tels que le Djembé et la Kora. Mais son instrument de prédilection deviendra le balafon qu’il construira très jeune de ses propres mains et dont il jouera sans relâche pour briller aujourd’hui aux côtés d’artistes légendaires tels que Rhoda Scott, Omar Sosa, Joe Zawinul, Pharoah Sanders, Paolo Fresu, Trilok Gurtu & Jan Garbarek, Étienne M’Bappé, Linley Marthe, Mathew Garisson, Paco Séry, Trilok Gurtu et Jan Garbarek L. Soubramiam, Paolo Fresu, Cheick Tidian Seck, Amadou & Mariam, Habib Koité, Rokia Traoré, Tiken Jah Fakoly, etc. Toutes ces rencontres l’ont fortement influencé sans pour autant lui faire oublier ses racines. En 2009 avec son groupe Aly Keïta & The Magic Balafon il remporte deux fois de suite les prix du World Musique en Allemagne, le premier Prix du Créole à Berlin et le Prix Global Rudolf Stadt Festivals. Il est le véritable virtuose du Balafon et l’un de ses meilleurs Ambassadeurs.

Yacouba SISSOKO

Multi-instrumentiste, auteur, compositeur, interprète et petit-fils de Djeli Baba Sissoko, Yacouba est issu d’une grande famille de griots du Mali et commence la musique dès l’enfance. Il a joué aux côtés de nombreux artistes de renommée internationale comme Dee Dee Bridgewater, Taj Mahal, Idrissa Soumaoro, Djelimady Tounkara, Toumani Diabaté, Bassekou Kouyaté, Rachid Taha, le groupe Aka Moon, Baba Sissoko, Makan Badjé Tounkara, Babani koné. Il a aussi fait partie du projet de l’album Afrocubisme, nominé aux Grammy Awards.

Sidy KOUMARE

Sidy KOUMARE est le fils de Bina, le célèbre joueur de soku de Segou Pelengana. Sidy a commencé à jouer dès petit avec son père et puis s’est formé également à d’autres instruments comme le djembé et la calebasse. Il est également luthier et fabrique lui-même son soku qu’il joue le plus souvent dans les fêtes traditionnelles et les mariages.

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